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Qu’est-ce que la COP26 ? (et pourquoi c’est important)

Par Julie Hervault Le 28 octobre 2021
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Du 1er au 12 novembre 2021, la COP26 a réuni 196 pays à Glasgow, en Ecosse, pour lutter contre le dérèglement climatique. Mais au fait…qu’est-ce que c’est, une « COP » ? Et à quoi ça sert ? 

En résumé : ce qu’il faut retenir

Le sommet mondial s’est achevé le 12 novembre, et si les mesures adoptées sont parfois jugées insuffisantes par certaines experts et ONG, une série d’engagements ont toutefois été pris après deux semaines de négociations. Voici les principales :

  • Les voitures seront « zéro émission » en 2040 : plus de 30 pays et constructeurs vont travailler afin que les voitures neuves soient zéro émission en 2040
  • La fin des centrales à charbon a été signée par 77 pays qui se sont engagés à ne plus en construire de nouvelles. La Chine, l’Inde et les États-Unis ne font pas partie de la liste
  • Moins d’investissement dans les énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole) : plusieurs pays dont les États-Unis et le Canada vont cesser de financer des projets fossiles en l’absence de technique de captation carbone
  • Un texte historique a été signé au sujet du méthane : les émissions mondiales devraient baisser de 30% d’ici 2030

 

La plupart de nos activités du quotidien émettent des gaz à effet de serre et participent donc au réchauffement climatique. Et le bilan est encore plus lourd lorsque ces activités s’appuient sur des énergies fossiles comme le charbon, le pétrole ou encore le gaz naturel. Mais les gaz à effet de serre au fait, c’est quoi ? Petite piqûre de rappel : le CO2 et le méthane sont deux gaz à effet de serre bien connus qui restent dans l’atmosphère et empêchent les rayons du soleil, réfléchis par la terre, d’être renvoyés dans l’espace. Ces rayons, piégés dans l’atmosphère, contribuent donc au réchauffement de la planète.

Mauvaise nouvelle, même pour les plus frileux : dès que la température moyenne de la Terre augmente de 1°C, le risque d’intempéries extrêmes (cyclones, sécheresse, canicule…) augmente de 7 % selon le GIEC, un groupe de scientifiques et d’experts de l’ONU qui travaille sur la question. Un risque à nos portes voire déjà visible avec la fonte de la banquise et des glaciers, la hausse du niveau des eaux et par conséquent de nombreuses îles et pays côtiers menacés. Finis les week-ends en amoureux à Venise ou les étés en Camargue d’ici quelques années si la tendance ne s’inverse pas, il y aura urgence : si rien n’est fait, la température augmentera de 7°C d’ici 2100, entraînant de nombreux désastres difficilement prévisibles. Pour tenter de résoudre le problème, 196 pays se réunissent à Glasgow, au sein de la COP26. De nombreux dirigeants du monde entier feront le déplacement... mais Vladimir Poutine a annoncé qu'il ne s'y rendra pas.

Au fait, c’est quoi une « COP » ?

L’histoire remonte à 1992. Lors du Sommet de la Terre (qui réunit tous les 10 ans les dirigeants du monde) organisé par l’ONU à Rio, les pays du monde entier reconnaissent officiellement l’existence du dérèglement climatique et la responsabilité humaine dans ce phénomène. C’est une première étape. Ils signent la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), et décident de se réunir tous les ans, à partir de 1994, pour tenter de trouver une solution ensemble face au réchauffement climatique. Ces réunions annuelles sont appelées COP (« Conferences of Parties » en anglais, « Conférence des Parties » en VF). Quelques-unes ont davantage marqué les esprits : la COP3 de 1997, plus connue sous le nom de « Protocole de Kyoto », a permis aux pays de décider de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5 % entre 2008 et 2012, par rapport au niveau de 1990.

Cocorico, la COP21 ou « l’Accord » de Paris, est aussi considérée comme une réussite : 195 pays s’engagent en 2015 à maintenir l’augmentation de température à moins de 2°C d’ici 2100, et si possible à moins de 1,5°C. Tous les cinq ans, les mesures prises par les gouvernements sont évaluées, et les pays les plus riches s’accordent à verser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays moins développés à financer leur transition écologique, en investissant par exemple dans les énergies renouvelables.

 

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COP ou flop ?

Malheureusement, beaucoup de COP ont fait un flop. Pour signer un accord lors d’une COP, il faut qu’au moins 55 pays responsables de 55 % des émissions de gaz à effet de serre parviennent à s’entendre, oubliant leur rivalité économique, politique ou leurs désaccords historiques… Bref, imaginez mettre à la même table vos deux belles mères, votre oncle ronchon et vos ados rebelles pour prendre des décisions cruciales. Et même quand les pays parviennent à s’accorder, comme à Paris ou à Kyoto, les objectifs ne sont pas toujours tenus… À votre avis combien de pays ont pris des mesures conformes à l’accord de Paris ?

Réponse : un seul, la Gambie !

Des résultats décevants ? En plus de pousser les pays à s’engager, les COP participent à la prise de conscience mondiale de l’urgence climatique. Par exemple, en 2020, la production d’électricité « verte », à partir d’énergies renouvelables comme le solaire, l’hydraulique ou l’éolien, a augmenté de 7 %, un chiffre qui devrait monter à 10 % en 2021.

 

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Les enjeux de la COP26

Après l’échec de la COP25 de Madrid en 2019, où les pays n’étaient pas parvenus à s’entendre, la COP26 - qui n’a pas eu lieu en 2020, mais en novembre 2021 à cause du COVID -  doit permettre de retrouver la dynamique. Organisée par l’Italie et le Royaume Uni, elle sera présidée par Alok Sharma, le ministre anglais chargé des Entreprises, de l'Énergie et de la Croissance Propre. Elle réunit 196 pays à Glasgow, ainsi que de nombreux acteurs de la société civile : associations, entreprises, villes... Cette COP26 doit réaffirmer l’enjeu principal : atteindre une émission de zéro carbone net à l’horizon 2050, afin de maintenir l’augmentation de la température sous la barre des 2°C d’ici la fin du siècle. 

Plusieurs solutions sont sur la table 

Tout d’abord, il faut encore améliorer le financement des pays les moins développés pour la transition énergétique (principalement en Asie et en Afrique). Sur les 100 milliards de dollars annuels promis lors de la COP21, seulement 79,6 milliards étaient récoltés en 2019. Un point à revoir. Ensuite, les États-Unis et l’Union Européenne comptent viennent de s’engager à réduire de 30 % les émissions de méthane. Ce gaz à effet de serre, moins connu que le CO2 (car il reste moins longtemps dans l’atmosphère), a pourtant un pouvoir réchauffant 80 fois plus puissant. Issu en majorité des industries pétrochimiques (usines de transformations du pétrole ou le gaz naturel) et de l’élevage bovin (pets et rots des vaches), il est responsable à hauteur de 17 % de l’effet de serre – contre 65 % pour le CO2.

Un autre projet ambitieux est sur la table : la modification du marché du carbone. Ce mécanisme complexe vise les entreprises : il accorde aux sociétés un droit d’émettre un certain volume de CO2. Si ce volume est dépassé, les entreprises doivent acheter des quotas de carbone à émettre. Ce marché engrange des revenus qu’il est possible de réinvestir dans la transition énergétique, et pousse les entreprises qui ne souhaitent plus payer des quotas de carbone supplémentaires à faire leur transformation écologique. Depuis 2005, l'année de leur création, les émissions ont diminué de 43%. Un résultat que la Commission Européenne souhaite améliorer, l'objectif étant une réduction de 61% d'ici 2030. Résultats le 12 novembre.


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crédits photos cop 26 : ukcop26.org

 

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