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Time for the Planet, un projet fou pour décarboner le monde avec vous

Par Estelle Papillon Le 3 novembre 2021
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« Time for the Planet », c’est un groupe d’entrepreneurs résolument optimistes qui s’est donné pour mission de financer 100 innovations à même de lutter contre le réchauffement climatique à l'échelle mondiale. Objectif : se concentrer sur des solutions très concrètes, qui marchent, et qui pourraient, une fois financées par le plus grand nombre, être généralisées et limiter le réchauffement climatique. Chacun, à son échelle, peut participer à l’aventure et devenir actionnaire de ces sociétés qui partagent un but commun : lutter contre le réchauffement climatique par l’innovation. Interview d’Arthur Auboeuf, l’un des six cofondateurs.

 

Quelle est l’idée de départ de « Time for the Planet » et comment l’aventure a-t-elle débutée ?

Arthur Auboeuf : L’idée a émergé dans le cerveau de 6 cofondateurs, des entrepreneurs venus d’horizons différents mais qui ont pris conscience de l’urgence climatique. Nous avons voulu passer à l’action, mais comme beaucoup d’autres personnes, face à ces enjeux, nous nous sommes sentis tout petits. Mais nous avions cette conviction : les entreprises ont les clés pour changer le monde à grande échelle.

Quelle a été la première étape ?

Arthur Auboeuf : Nous avons commencé par aller parler à des scientifiques spécialistes du réchauffement climatique, afin de tenter de faire correspondre les réponses scientifiques à des innovations très concrètes. Bien souvent, ces innovations existent, mais ne sont pas déployées à grande échelle parce qu’elles ne sont pas portées par des entrepreneurs. On sait qu’il existe des entrepreneurs qui sont capables de transformer des innovations qui fonctionnent, en succès mondiaux. Des gens qui cherchent à donner du sens à leur carrière au travers de projets plus alignés avec leurs convictions environnementales. On s’est dit « on peut servir à ça, à faire le lien entre les innovations concrètes, et les entrepreneurs qui cherchent des projets porteurs de sens à déployer ». 

Comment avez-vous procédé pour sélectionner les « 20 problèmes majeurs » ? Quelle est votre méthodologie ?

Arthur Auboeuf : Ce que l’on fait concrètement, c’est de détecter les solutions majeures à même de lutter contre les gaz à effets de serre, et de les proposer à des entrepreneurs chevronnés pour faire en sorte qu’elles puissent être déployées auprès du grand public sous la forme d’entreprises. Sur la base des travaux du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), nous avons identifié les 5 principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre : l’agriculture, l’industrie, la production d’énergie, les transports et le bâtiment. Pour chacun de ces secteurs, le GIEC recommandait quatre axes d’amélioration : le zéro émission, la sobriété, la captation de CO2 et l’efficacité énergétique. En prenant les 4 axes principaux et en les appliquant aux 5 secteurs prioritaires, nous avons identifié les 20 problématiques que l’on est obligé de résoudre si l’on veut faire notre transition énergétique. C’est à cela que nous nous attaquons... et c’est déjà beaucoup de travail !

 

« Ça fait du bien de voir que des gens se bougent pour mettre en place des solutions concrètes »

 

La tâche est grande, et vous pensez que chacun doit jouer un rôle ?

Arthur Auboeuf : Oui, complètement ! C’est aux populations, aux talents de prendre la main, sans attendre les mesures de l’État. On peut changer les choses par notre façon de consommer, nos choix politiques, mais il faut qu’en parallèle, des solutions nouvelles soient mises en place. Et elles ne manquent pas ! L’action, c’est doublement positif, car beaucoup de personnes parviennent à sortir d’une forme d’éco-anxiété en nous disant « ça fait du bien de voir que des gens se bougent pour mettre en place des solutions concrètes ». Nous avons tous un rôle à jouer. Plus on sera nombreux, et plus on donnera envie à des investisseurs de nous rejoindre. Avec des milliers d’associés, même si ce sont parfois des contributions très modestes, on peut avoir des ramifications assez larges et aller trouver des entrepreneurs, de nouvelles innovations... tout est dépendant du fait que l’on soit nombreux !

Aujourd’hui, où en êtes-vous ? Quelles sont les premières concrétisations ?

Arthur Auboeuf : Nous avons commencé il y a un an et demi, et avons déjà levé plus de six millions d’euros. Nous devrions atteindre les dix millions d’ici la fin de l’année, car on observe un effet d’accélération. Plus nous avons de personnes qui nous rejoignent et plus elles en entraînent d’autres dans l’aventure. S’agissant des solutions, nous avons reçu 600 dossiers d’innovations, qui à ce jour se sont concrétisés par le déblocage de 3 millions d’euros sur deux projets. Et on va continuer d’ici la fin de l’année !

Concrètement, comment peut-on participer ?

Arthur Auboeuf : Tout le monde peut devenir associé, pas besoin d’investir beaucoup. À partir de 1 euro, chacun peut avoir de l’impact. On peut également en parler autour de soi, ou s’investir dans notre communauté. Aujourd’hui nous sommes aidés par 4000 associés bénévoles qui apportent leur soutien, leurs connaissances et font grandir le mouvement. Ces personnes ne viennent pas avec un objectif de rentabilité financière, mais bien pour faire avancer les choses. Notre indicateur n’est pas financier, mais se traduit par le stock de gaz à effet de serre non émis ou captés, que l’on retourne à tous nos investisseurs sous forme de dividendes climatiques chaque année. 

 

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Time for the planet au complet, de gauche à droite : Mehdi Coly, Denis Galha Garcia, Nicolas Sabatier, Coline Debayle, Arthur Auboeuf et Laurent Morel.

 

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